Les principes de la cure

 L’oreille, cette fenêtre dont dispose notre système nerveux pour s’ouvrir sur l’extérieur.

L’écoute a été au centre des mes recherches depuis 1979. Reflet de notre état psychologique, l’écoute est modelée par les expériences sensorielles et affectives, ressenties et vécues au cours de la vie et cela déjà pendant la gestation.

L’oreille gauche et l’oreille droite fournissent des informations différentes (le test le révèle). Si l’écoute est perturbée, c’est l’écoute psychique qui se trouve ébranlée.

Il existe au niveau de l’oreille moyenne (c’est-à-dire après le tympan et avant la cochlée) deux muscles très petits mais très actifs : le muscle de l’étrier et le muscle du marteau. Si ces muscles deviennent paresseux et finissent par se « contracter plus », on devient « dur d’oreille ».

La méthode de rééducation de l’écoute mise au point par le Docteur Guy Bérard (ORL), peut se comparer à des séances de kiné que nous entreprenons pour récupérer de la souplesse musculaire, voire l’utilisation d’un membre après un traumatisme ou une opération chirurgicale.

Le travail sur l’oreille moyenne, située derrière le tympan, (où aucune manipulation manuelle ne peut être effectuée) ; est réalisé mais ce n’est que par l’écoute alternée de sons aigus ou graves que les deux muscles incriminés sont sollicités.

Ce premier niveau du travail répond parfaitement pour le traitement de l’hyperacousie, de l’hypoacousie et du syndrome du cocktail (difficulté à sélectionner un son au milieu d’un brouhaha).

Le syndrome de Menière provenant de l’excès de pression dans le système vestibulaire (les canaux semi-circulaires de l’oreille interne) est provoqué par des spasmes ou des mouvements convulsifs du muscle de l’étrier dont le rôle est de réguler la pression des liquides dans l’oreille interne. Une fois ce muscle rééduqué, ce genre de spasme ne se produit plus, la pression des fluides se régularise et les vertiges disparaissent peu à peu.

La rééducation de l’écoute après la récupération de la souplesse musculaire va plus loin encore. En récupérant les fréquences perdues et en latéralisant le sujet sur son oreille droite, ce travail permet de sortir des difficultés scolaires, de la dyslexie (dans 80% des cas) et de l’hyperactivité. Il peut également être bénéfique à celui qui présente un déficit d’attention, une mésestime de soi (celui qui ne sait pas s’affirmer) et même à celui « qui est dans la lune ».

Toutes ces formes de communication dépendent de l’oreille droite. Si celle-ci, outre le fait d’avoir des distorsions, perçoit moins bien que l’oreille gauche, alors la communication, l’échange, la participation ne peuvent avoir lieu. Cet état de fait n’a rien à voir avec l’intelligence de la personne. La rééducation de l’écoute permettra un retour à l’intégration dans la socialisation et cela vaut dès le plus jeune âge.