Les fondamentaux de l’écoute et de l’origine de la Cure

Dès la fin de la 8ème semaine de gestation, la cochlée est en place. Dès le 4ème mois de la grossesse, l’oreille du fœtus est opérationnelle. Elle est sensible aux plus infimes des vibrations transmises par la mère : les bruits, le chant, la voix, vont nourrir notre cerveau tout au long de notre voyage intra-utérin.

Dans les années 50, le professeur Alfred Tomatis ORL (décédé en 2001) spécialisé dans les troubles de l’audition et du langage démontra que nous ne pouvons reproduire vocalement que ce que nous entendons avec justesse et précision.

Entendre n’est pas écouter !

L’audition est la réception passive du son tandis que l’écoute implique un effort d’attention du cerveau. De la même manière que l’on peut voir, sans regarder, nous pouvons entendre sans écouter.

Si A. Tomatis fut le découvreur de la relation de la qualité de l’écoute avec la qualité de notre réponse à la vie, d’autres ont suivi ses traces. Parmi ceux-ci, le Docteur Guy Bérard. Je l’ai rencontré en 1984 à Annecy où il exerçait en tant que médecin ORL. Après de multiples tâtonnements il avait inventé en 1960 une méthode de rééducation de l’écoute basée sur des séances d’écoute de musique filtrée. Dans son livre, paru en 1982, « Audition égale comportement », aux éditions Maisonneuve à Metz, il indique que tout type de musique est efficace. Oui, il a raison, mais si on fait un choix minutieux de musiques en prenant soin de varier les rythmes et également de choisir les instruments utilisés, alors, les résultats sont décuplés !

Personnellement, j’ai mis deux ans et demi pour rassembler les musiques les plus performantes et il me fallut trois semaines à huit heures par jour pour confectionner les bandes son que j’utilise dans la cure de rééducation de l’écoute que je propose.